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Admiral T

Admiral T de son vrai nom Christy Campbell est un artiste guadeloupéen de ragga-dancehall.

Admiral T de son vrai nom Christy Campbell est un artiste guadeloupéen de ragga-dancehall. Il est né le 29 mars 1981 aux Abymes en Guadeloupe d'une mère originaire d'Haïti et d'un père originaire de la Dominique et des États-Unis.

Biographie

Issu d’une famille de 10 enfants, il a grandi dans le ghetto de Boissard à Pointe-à-Pitre où il découvre la culture ragga-dancehall. C’est en 2001 que le grand public hexagonal fait la connaissance de Christy Campbell plus connu sous le pseudonyme d’Admiral T. Des tubes comme Gwadada ou Rèv An Mwen exposent toute la sincérité et le talent de cet artiste déjà reconnu aux Caraïbes, sa région d’origine. L’engouement national sera immédiat et amènera l’artiste à se produire dans des salles mythiques telles que l’Élysée Montmartre, l’Olympia ou Le Zénith de Paris. Il devient au fil des années le nouveau représentant francophone d’un style alors peu connu en France, le dancehall. Il délivre dans chacune de ses apparitions discographiques un message fort d’unité, de fierté et de combativité.

Ses influences

Élevé au son du zouk de Kassav' et du ragga de King Daddy Yod, Admiral T est aussi inspiré par de nombreux artistes de reggae et de boggle jamaïcains: Bob Marley et Peter Tosh pour les roots, Glen Washington, Lucky Dube et Admiral Tibett pour les lovers, Buju Banton, Bounty Killer, Shabba Ranks, et Beenie Man pour le dancehall et enfin Papa San et Lieutenant Stichie pour le fast style. Son pseudonyme vient de l'anglais "admiral" comme pour un officier général de la marine militaire, ce qui faisait fureur chez bon nombre de chanteurs, et de "T" pour Christy, son prénom. Cela fait également penser à un jeu de mot avec Almighty qui signifie "tout puissant" et qui fait référence à Dieu dans la culture jamaïcaine, sa source d'inspiration. Il a influencé à son tour des artistes comme Krys.

Ses caractéristiques

Admiral T manie le micro avec une facilité déconcertante et une rapidité phénoménale. Véritable bête de scène et artiste de talent, il s'illustre dans l'underground avant de s'ouvrir à d'autres musiques caribéennes. Il se décrit lui-même comme un chanteur de "righteousness", ce qui consiste à parler de choses conscientes avec des paroles sensées. Il reste ainsi très attaché à la richesse de l'identité caribéenne et est reconnu pour ses textes conscients.

Ses débuts

Admiral T commence à toaster dès l'âge de 12 ans et intègre en 1997 le Karukera Sound System, collectif rassemblant DJs et chanteurs. Il enregistre son premier titre, Rapid, sur le 1er album du collectif, 1848, en 1998 et se fait remarquer alors qu'il n'a que 16 ans. Il sort ensuite Special Request en 1999 avec ce projet où d’autres morceaux vont accroître sa notoriété à l'instar de My Sound avec Féfé Typical, Pas comme les autres avec Saël et Rendez-vous avec Kurtis. Parallèlement, il poursuit ses études afin de décrocher son Bac S. Il est découvert en France par un featuring avec Manu Key de la Mafia K'1 Fry ainsi que Tiwony sur le morceau Gwada Style en 2001. Son titre So Strong connaît lui aussi un succès immédiat. Il signe alors en solo le single Gwadada début 2002, décrivant la vie quotidienne et le malaise social en Guadeloupe. Le tube explose, il devient l'hymne de la jeunesse dans la Caraïbe et de la communauté caribéenne dans l'Hexagone, avant d'être remixé avec le groupe de gwo ka Akiyo.

Son premier album

Porté par un élan populaire, Admiral T sort le 13 juillet 2003, sur le label martiniquais Don's Music, son premier album Mozaïk Kréyòl inspiré de sa culture guadeloupéenne et du reggae à l'image de Rèv An Mwen. On y retrouve aussi des titres tels que le duo avec Square One, le fameux fast style de Débouya ou encore Stupid Clash qui fustige le clash entre Lord Kossity et Jacky Brown des Nèg'Marrons. Au Garance Reggae Festival 2004 à Bercy, il attire l'attention sur lui en volant la vedette à Sean Paul lors de son avant-première. Après un succès d'estime dans le cercle du reggae français, il est signé chez Universal Music et ressort son album le 15 septembre 2004, avec 5 titres inédits. Il s'agit des featurings de Pearl, Saïk, Rohff, Wyclef Jean et Lynnsha ainsi que d'un remix de Gwadada, l'album s'écoule à plus de 80 000 exemplaires. Puis il fait une pause et a des jumeaux Dylan et Lewis avec sa femme Jessica. Il continue parallèlement à dominer le milieu du dancehall underground avec des titres comme Burn Pédophile et Bon Dyé Sel. Il s'essaye ensuite au cinéma et tiens le premier rôle du film Nèg Maron, réalisé par Jean-Claude Flamand Barny et sorti le 19 janvier 2005 en France métropolitaine. Ce long-métrage qui montre de manière très réaliste les difficultés de la société guadeloupéenne dépasse les 300 000 entrées au cinéma.

Son second album

Le 15 mai 2006 le chanteur sort son second album Toucher L'Horizon, vendu à plus de 60 000 exemplaires, avec notamment des featurings de Kassav', Diam's, Rohff et le groupe jamaïcain TOK. Après une tournée dans toute la France avec son collectif My Band, son concert du 24 mai 2006 le projette pour la première fois sur les planches de l'Olympia. Les profits obtenus ont en partie été reversé à une association de soutien aux autistes. Le 10 juin 2006 il enflamme Bercy aux côtés du meilleur de la scène caribéenne lors du Grand Méchant Zouk. Il apparaît ensuite sur l’album du jazzman Jacques Schwarz-Bart avec un mélange de musique surprenant. Le toaster continue également à poser sur les albums du Karukera Sound System et les mixtapes d'Arawak Sound System avec notamment un duo avec Dominik Coco pour Douvan Nou Kay et l'interprétation en solo de Ti Moun Ghetto. Le 23 octobre 2006, Admiral T reçoit le Césaire de la Musique de l'artiste révélation de l'année. Puis, le 8 décembre 2006, il touche l'horizon au Zénith de Paris avec au passage un message de tolérance devant plus de 6?000 spectateurs avant d'interpréter Lanmou Épi Respè. Un sondage du bureau d’études ESTIMA le désigne comme personnalité de l'année 2006 en Guadeloupe devant Lilian Thuram, qui apprécie beaucoup l'artiste et l'a invité sur le plateau de France 2, et Thierry Henry. Il a d'ailleurs été choisi pour être le parrain du grand salon Boucles d'ébène en juin 2007.

Le succès

À la demande de ses fans, Admiral T entame le 26 octobre 2007 "Fos A Péyi La" Tour, titre de sa chanson avec Kassav', qui va aux quatre coins de l'hexagone et s'achève dans les Caraïbes en passant par Londres. Son show au Bataclan a été un réel succès, il enchaine reggae, dancehall, hip hop, gwo ka, zouk, salsa et soca avec un nombre incalculable d'invités (Diam's, Nèg'Marrons, Kassav', Medhy Custos, Saïk, D.Daly, Dj Mike One...). Le 18 décembre 2007, il remporte le Skyrock Music Awards du meilleur artiste métissé de l'année. Le 19 février 2008, Harry Roselmack lui remet le trophée de l'Année du hip hop dans la catégorie «meilleur artiste ragga-dancehall» lors d'une cérémonie à l'Olympia. Le 6 juin il anime le Caribana Festival 2008 et le 27 juin il est de retour au Zénith de Paris pour le Garance Reggae Festival 2008. Il fait ensuite une tournée en Afrique de septembre à décembre 2008. Il produit sous son label Mozaïk Kréyòl l'étoile montante du reggae-dancehall, Wyckyd J, une révélation de l'underground. Il prépare la sortie de son prochain album où l'on attend un duo avec le rappeur Kery James, né lui aussi en Guadeloupe. Il est également pressenti pour faire partie de la distribution du prochain film de Jean-Claude Flamand Barny, Le Mur du Silence.

Admiral T ici aux cotés de Vavavoom présente WOK LINE à l'Afro Attitude.

WOK LINE

C'est lors de ses concerts au Bataclan et à celui du 7 décembre 2007 en Guadeloupe qu'Admiral T dévoile sa propre marque de vêtement, WOK LINE by Christy Campbell. Après une présentation au salon "Les Rendez-vous Nomades Afro Attitude" il sort officiellement sa ligne de vêtement sur son site internet le 1er mai 2008, c'est le fruit d'un long travail avec sa femme Jessica. La marque connaît un grand succès et est portée par de nombreux artistes dancehall et hip-hop tels que Collie Buddz ou Diam's. Le nom de "wok" signifie "roc" en guadeloupéen car ces vêtements et ceux qui les portent sont dits solides comme un roc. Cela fait également penser à l'ustensile de cuisine Wok, Admiral T compte dailleurs lancer sa marque sur le marché asiatique et même mondial dans le futur. Il a pour l'instant ouvert la première boutique officielle WOK LINE SHOP en Guadeloupe le 11 octobre 2008 avec des invités de prestige tels que Medhy Custos ou Jocelyn Angloma.

La controverse

Néanmoins, Admiral T est depuis 2006 au centre d'une polémique pour les paroles homophobes qu'il a eu dans l'une de ses chansons: Batty Boy Dead Now. Ce morceau écrit en 2001 durant sa jeunesse disait entre autres « brûler les pédés » en guadeloupéen. Bien qu’il ait arrêté de chanter cette chanson et malgré ses communiqués, différentes prises de position ont eu lieu, notamment de la part d'associations LGBT caribéennes qui ont reçu l'appui de membres de l'UMP, du Parti socialiste et des Verts. Plusieurs concerts de sa tournée ont ainsi été annulés pour ces raisons en 2007 en France métropolitaine. Force est de constater que ces associations s'acharnent sur Admiral T davantage dans le but de se faire connaître que de défendre leur cause.

Interview d'Admiral T du 5 mai 2006:

« Je suis contre l’homosexualité, mais chacun fait ce qu’il veut. Ce morceau, je l’ai écrit dans l’univers dancehall. Dans cet univers-là, on dit qu’on va brûler un sound boy par exemple, mais c’est juste « lyrical », dans les textes, personne ne va brûler personne. Mais après avoir vu à la télévision que des gens ont véritablement brûlé des homosexuels, je me suis dit que ceux qui ne connaissent pas l’univers dancehall prennent ces textes au premier degré. Maintenant, je fais plus attention à ce que je dis, même si j’ai mes convictions, je fais attention à comment je vais les dire. »

Communiqué d'Admiral T du 6 décembre 2006:

«Je souhaiterais rappeler à tous, notamment aux artistes que j’ai pu rencontrer au cours de mon parcours, ce que quiconque s’intéresse à ma carrière, à mon combat, ainsi qu’à mes valeurs, sait : Je suis le premier à vouloir que les hommes et les femmes, de toutes cultures, de toutes races, de toutes religions, de toutes convictions et de toutes mœurs, puissent vivre ensemble, libres et égaux, dans la tolérance. Je suis opposé à l’HOMOPHOBIE et je l’ai toujours été. Je crois que la HAINE et la VIOLENCE à l’égard des homosexuels n’apportent rien de bon. Je demande à tous ceux qui apprécient mon travail et ma musique d’aller dans le même sens. Je suis et serai toujours pour le respect de l’autre et des différences. Je bannis la violence et la haine qui ne seront jamais à mes yeux une réponse. Qu’on ne me prête aucune autre opinion ou idéologie.»

Dossier de Presse

Porté par un véritable succès populaire, ADMIRAL T s’est hissé au fil des années comme le leader du reggae-dancehall en langue créole et est l’une des figures les plus emblématiques des musiques modernes antillaises.

Sorti en 2003, le premier album de l’artiste – et désormais classique – Mozaik kréyol symbolisait déjà un combat pour l’affirmation d’une identité culturelle et le droit à la reconnaissance de toute une communauté.

Si ce début de siècle est marqué aux Antilles par une indispensable appropriation des populations de la question identitaire, pour des territoires marqués encore par les traces de l’Histoire, il est aussi capital que nos communautés antillaises se tournent vers l’avenir et se mêlent aux autres dans un contexte marqué par la mondialisation.

Limités par l’exiguïté de nos îles, nous sommes naturellement enclins à nous ouvrir sur l’extérieur. Avec nos langues, nos expériences, notre vision…nous avons le pouvoir et le devoir de porter plus loin nos messages et prendre rang auprès du Monde.

Loin de ne représenter qu’une musique, le dancehall devient ici l’expression de tout un peuple attaché au sens des mots. Si le mouvement dit « dancehall kréyol » devait avoir une spécificité, c’est bien cette caractéristique d’une expression rattachée à une réalité et un univers propres qui le rendrait si singulier et qui appelle le respect.

C’est cette symbolique de marche en avant et de foi en l’avenir qui a motivé la réalisation de cette production.

Ce nouvel album porte les thématiques chères à ADMIRAL T : le respect des valeurs humaines, l’attachement à la communauté caribéenne, le goût du travail et la volonté de progresser, le rôle de la famille… Il nous livre un album à la fois intimiste et ouvert qu’il entend partager avec un public toujours plus large.

C’est d’abord grâce à un élan populaire qu’ADMIRAL T et sa musique ont pu franchir certaines frontières. Il vous appartiendra de témoigner de ce soutien pour permettre – un jour – à toute cette culture créole de toucher l’horizon…


Admiral T et sa femme Jessica à la cérémonie des Césaire de la Musique.

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