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Généralités "Île de Mayotte"

Découvrez les aspects historiques, géographiques et culturels de l'île au lagon

Généralités "Île de Mayotte"

L'île de Mayotte :

Mayotte est une collectivité départementale d'outre-mer française située dans l'archipel des Comores au nord-ouest de Madagascar. Elle est constituée principalement de deux îles, Grande Terre et Petite Terre. Elle se situe dans le canal de Mozambique, dans l'océan Indien. La plus forte densité des DOM-TOM avec 428 hab./km². 90% de la population est musulmane.

Généralités et chiffres :

Région : Mayotte
Préfecture : Mamoudzou
auparavant : Dzaoudzi-Labattoir
Population Totale (2005) : 193.633 hab.
Densité : 428 hab./km²
Superficie 376 km²
Communes : 17
Président du Conseil général : Saïd Omar Ouali
Fuseau horaire : TU +3
Domaine Internet : .yt
Indicatif téléphonique : 269
Monnaie : Euro

Histoire :

Comme pour les îles de l'archipel des Comores, les premières migrations débutent au VIIIe siècle. Le premier sultanat se serait établi sous les noms de Maoré ou Mawati vers 1500, ce qui correspondrait également aux premières rencontres avec les Occidentaux.

Pour la période de 1500 à 1843 voir la liste des sultans de Mayotte.
* 1832 : Conquise par Andriantsoly, Roi de Iboina à Madagascar.
* 1833 : Conquise par Mohéli.
* 19 novembre 1835 : Conquise par Anjouan.
* 1836 : Indépendance.
* 25 mars 1841 : Établissement d'un protectorat français qui est ratifié le 13 juin 1843. Mayotte dépend administrativement du Gouverneur de la Réunion.
* 30 mars 1896 : Le protectorat s'étend sur l'ensemble de l'archipel, Mamoudzou en est la capitale.
* 25 juillet 1912 : Annexion par la France ; l'ensembre de l'archipel est sous dépendance administrative de Madagascar.
* Décembre 1974 : C'est la seule île de l'archipel à voter positivement aux référendums pour conserver ses liens avec la France. Les autres îles déclarent leur indépendance. Le vote est de 63,8% en faveur de la conservation de ce lien, alors qu'il n'est que de 0,6% dans les autres îles (soit 99,4% contre). La société mahoraise, plus encore que celles des autres îles des Comores, est alors très peu influencée par le mode de vie occidentale et vit au rythme de la vie musulmane traditionnelle.
* 24 décembre 1976 : Mayotte confirme son premier vote et devient une collectivité territoriale malgré la non reconnaissance de l'appartenance de Mayotte à la France par le Droit Internationale, l'ONU et l'OUA. Si le droit français s'applique, le droit traditionnel musulman peut également y être appliqué au gré des justiciables par les tribunaux locaux présidés par les cadis.
* À partir des années 1990, on note un fort investissement économique français et un profond changement de la société mahoraise, ce qui ne va pas sans créer un certain malaise. Pourtant la volonté de modernité ne faillit pas. Pour résumer l'état d'esprit des Mahorais, on peut dire que hors modernité forcée, pas de salut.
* 11 juillet 2001 : Suite à une élection dont le résultat ne laisse aucun doute sur la volonté des Mahorais de rester Français (73%), le statut de l'île change pour un statut assez proche de celui des départements d'outre-mer : une collectivité départementale d'outre-mer.

Depuis 1975, l'île est toujours revendiquée par l'Union des Comores et l'Union africaine reconnaît ce territoire comme occupé par une puissance étrangère. En 1976, La RFI des Comores a saisi le Conseil de sécurité des Nations Unies qui rejette la demande de reconnaissance de la souveraineté de la RFI des Comores sur Mayotte par 14 voix pour et une voix contre (« véto français »). En 2004, la France a de nouveau posé son véto contre une autre résolution. Durant ce temps, les élus de Mayotte, fortement poussés par la population, tentent d'obtenir de la France le statut de département afin d'assurer un ancrage définitif de l'île au sein de la République Française. Depuis le rattachement à la France, l'immigration clandestine venant essentiellement d'Anjouan (l'île la plus proche) n'a fait que s'accentuer. En 2005, près de la moitié des reconduites à la frontière effectuées en France l'ont été à Mayotte.

Cette question de l'immigration crée aujourd'hui des tensions locales (mamans chatouilleuses). Jusqu'à présent, les immigrés clandestins comoriens, venus chercher l'Eldorado, servaient souvent de main d'œuvre bon marché, dans des conditions de travail proches de la condition d'esclaves, pratique courante depuis des années et exercée en toute impunité par certains entrepreneurs mahorais. Aujourd'hui, alors que la politique intérieure de la France s'est resserrée et que la démographie locale ne fait qu'augmenter, le désir de refouler ces clandestins vers les Comores se fait de plus en plus sentir. Aucune structure n'existe pour aider ces clandestins, aucun service social hormis la DDASS, et la coopération entre la France et les Comores reste embryonnaire sur la question de la santé, malgré la présence de coopérants français médicaux à Anjouan.

Dzaoudzi-Labattoir a été le chef-lieu transitoire de Mayotte. Mamoudzou en est devenu le chef-lieu par arrêté ministériel.

Géographie :

Mayotte est composé de plusieurs îles et îlots, les deux plus grandes sont Petite Terre et Grande Terre entourées par un lagon de 1 500 km² formé par le récif de corail qui entoure la quasi totalité de l'île à l'exception d'une large passe à l'Ouest appelée " Passe en S " et du côté Nord-Ouest. Le lagon est parsemé d'une centaine d'îlots coralliens dont certains comme M'Tsamboro sont de tout beauté.

Les îles qui forment Mayotte sont géologiquement les plus anciennes des Comores. Le récif procure un abri aux bateaux et à la faune océanique.

L'activité volcanique passée des îles rend le sol particulièrement fertile.


* Grande Terre, mesure 39 kilomètres de long par 22 kilomètres de large. Ses points culminants sont le Mont Benara (660 m) et le Mont Choungui (594 m). Elle abrite Mamoudzou, la principale ville.
* Petite Terre (ou île Pamanzi), abrite Dzaoudzi-Labattoir, Pamandzi (et l'aéroport). Elle fait 10 km².

Politique :

La loi du 11 juillet 2001 applicable à Mayotte prévoit l'application progressive du droit commun français à Mayotte, dans la perspective de l'évolution vers le statut de département d'outre-mer. Mayotte est ainsi une collectivité départementale, dotée d'un conseil général, et d'une administration décentralisée, en place depuis le 1er avril 2004.

La décentralisation rencontre des écueils similaires à ceux connus en 1982 en métropole, aggravés par la faiblesse de la pratique démocratique qui est à la fois récente et plaquée sur la culture ancestrale et cosmopolite des habitants de l'île.

Culture :

Plusieurs cultures se côtoient à Mayotte, une première d'origine comorienne concernant 60% de la population, une seconde malgache, fortement marquée par la première et enfin française et occidentale qui imprègne de plus en plus les deux premières.

Même si le français est la langue officielle, nombreux sont ceux qui parlent (voire même écrivent) le shimaore (ou mahorais) et le malgache, les deux langues principales de Mayotte. Cependant le mahorais a largement été modifié, notamment du fait des métropolitains.

Le moringue, analogue à la capoeira brésilienne, est encore pratiqué entre villages rivaux. La seule différence avec la capoiera est que cette dernière se rapproche d'arts martiaux alors que le moringue n'a strictement aucun enseignement ni règle réellement définie.

Démographie :

Mayotte a une population très jeune et qui croit de 4% par an. En 2002, date du dernier recensement, 62,3% des habitants avaient moins de 25 ans.

La disparité énorme entre les conditions économiques de cette île soutenue par la métropole et les autres de l'archipel distantes de moins de 70 km attire chaque année au moins une dizaine de milliers de clandestins dans de frêles embarcations appelées " Kwasa Kwasa ". 30 à 40% des résidents du territoire y sont arrivés illégalement. La maternité de Mamoudzou est la plus grosse maternité de France avec 7 000 naissances annuelles. 65 à 75 % de ces naissances sont issues de l'immigration clandestine.

Malgré les 8 500 reconduites à la frontière effectuées en 2004, on note de par cette arrivée massive de clandestins, principalement Anjouanais et plus récemment de Grand Comoriens, un développement anarchique de villages construits de bric et de broc sur des terrains squattés. L'article Mayotte, porte dérobée de l'Europe (Benoît Hopquin) du journal Le Monde daté du 20 novembre 2005 [1] indiquait que le quartier de Kawéni constituait probablement l'un des plus grands bidonvilles de France.

Les tensions qui en résultent provoquent de nouveaux mouvements migratoires complexes. D'une part, on enregistre fin 2005 un vaste mouvement de retour au pays d'un certain nombre de Comoriens inquiets quant à l'augmentation du ressentiment qu'ils suscitent. Par ailleurs, on sait qu'entre 13 et 35 000 Mahorais vivraient désormais à la Réunion.

Santé :

Mamoudzou est l'unique ville où se trouve un hôpital, dont une annexe est ouverte a Dzaoudzi, sur Petite-Terre. Des maternités dites intercommunales sont en cours de construction ou en projet sur plusieurs site de la Grande Terre : Kahani, dans le centre et Chirongui dans le sud. Depuis le 1er avril 2005, les soins ne sont plus gratuits sur le territoire. Les patients doivent présenter une carte de Sécurité sociale ou acquitter un droit forfaitaire auprès des structures de soins publics ou des honoraires auprès d'un médecin privé. Depuis 2005, une maternité très moderne a vu le jour à Mramadoudou. Mais la grande majorité des naissances à lieu à Mamoudzou

Tourisme :

Dans le lagon on peut croiser des baleines et leurs baleineaux, des dauphins par centaines, et les tortues vertes viennent pondre sur les plages désertes à la nuit tombée.C'est également un vrai paradis pour les sportifs et amateurs de plages paradisiaques.

Autres activités :

* randonnée au volcan éteint de Petite Terre, le Dziani Dzaha
* randonnée au Mont Combani
* observation des lémuriens Makis de l'îlot Bouzy
* plongée parmi les poissons tropicaux
* baignade aux plages de sable blanc des îlots

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